Grenoble – Toulon : une rivalité historique

Grenoble – Toulon, ce n’est pas seulement l’affiche de ce week-end en Top14. C’est aussi l’occasion de se rappeler que les oppositions entre les deux équipes sentaient bon la poudre il y a quelques années. Une rivalité qui semble s’éteindre aujourd’hui, même si de petites étincelles viennent raviver la flamme.

Crédit : FCG

Crédit : FCG

Que l’on vienne de Grenoble ou de Toulon, pas facile d’exister dans un sport et un univers monopolisé par le sud-ouest. Pendant des décennies, les deux clubs se sont disputés (avec La Voulte, ne les oublions pas) la suprématie du quart sud-est de la France. Les marins contre les montagnards. Le muguet contre la rose. Mais avant de pointer ce qui sépare les deux clubs, il faut déjà souligner ce qui les rassemble. Car si Toulonnais et Grenoblois étaient souvent associés par le passé, c’est avant tout parce qu’ils partageaient certaines valeurs communes : une fierté et un orgueil assumé, un penchant certain pour le combat d’avant, et surtout un goût prononcé pour les châtaignes et autres marrons dès que cela se « fritait » sur le terrain. Depuis les années 1960-70 et la rivalité entre les frères Alberto (Grenoble) et Herrero (Toulon), il n’était pas rare de voir des Grenoble-Toulon partir en « générale » au moindre débordement. L’époque, hélas révolue, où la castagne et le crochet du droit avaient autant d’importance qu’un drop bien senti ou un cadrage-débordement réussi. Il y a quelques mois, en marge du match aller au stade Mayol de Toulon (2 décembre 2012), Var-Matin était allé à la rencontre de supporteurs toulonnais sur la signification de cette rencontre.

Une rivalité obsolète ?

Aujourd’hui, le professionnalisme et les caméras de télévision permettent moins les sains débordements de jadis. Les deux équipes ont, de plus, longtemps évolué dans des divisions différentes. Franck Corrihons, entraîneur des arrières grenoblois, revient sur cette rivalité qui n’a plus lieu d’être selon lui.

Finalement, Grenoble-Toulon, c’est peut-être les supporteurs qui en parlent le mieux. « Les jeunes finissent par tous se connaître par le biais des sélections et des centres de formation. Arrivés en seniors ils sont mélangés à des pros qui ont déjà changé de club plusieurs fois et à des étrangers qui ne connaissent pas l’histoire de ces deux clubs. Mais la rivalité existe toujours pour les supporteurs et les éducateurs qui ont connu cette période. Les matches de jeunes entre le FCG et Toulon peuvent en attester, il suffit de voir tous les excités le long des mains courantes, que ce soit à Toulon ou à Grenoble. Mais il est clair que plus on monte dans les catégories d’âge et moins elle existe… », peut-on lire sur un forum de supporteurs grenoblois. Les anciens devront bien s’y résoudre : en 2013, les gens aiment de moins en moins la châtaigne.

Benjamin Jeanjean

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