Voyage voyage !

Genève, Bruxelles, Barcelone, Lille, les supporters des clubs rugby français ont vu du pays pour supporter leur équipe, même quand elle évolue à domicile. C’est le principe des délocalisations, un phénomène de plus en plus répandu.

Crédit : J. Robert / FCG

Crédit : J. Robert / FCG

La première délocalisation en France, c’est en 1997, à l’occasion d’une demi-finale de coupe d’Europe entre le Stade Toulousain et le CA Brive. Le président du ST, René Bouscatel, décide de délocaliser cette affiche. Le match n’a pas lieu à Ernest Wallon mais au stadium de Toulouse, devant plus de 26 000 personnes. Objectif pour le président Bouscatel, « événementialiser le rugby ». Pari réussi, la recette est reprise par les autres clubs les saisons qui suivent.

« Evénementialiser le rugby »

Premier d’entre eux, le Stade Français de Max Guazzini qui donne de la plus-value à ces délocalisations. Pompom girls, feu d’artifice, karaoké géant, le tout au stade de France devant 80 000 personnes à des prix réduits, le rugby devient un sport-spectacle. Les délocalisations s’enchaînent les saisons qui suivent : 3 entre 1998 et 2001, 4 entre 2002 et 2004. Un phénomène qui se banalise depuis quelques saisons, 16 matches en 2009-2010 et 26 en 2010-2011, dont 6 en Pro D2. Tous les clubs s’y mettent : le Racing Métro joue aujourd’hui à Bruxelles et à Nantes, Saint-Etienne (Pro D2 saison 2010-2011) joue à Geoffroy-Guichard, le stade de l’équipe de football de la ville ; idem pour Lyon qui joue à Gerland, les Perpignanais traversent eux la frontière pour aller à Barcelone au stade Montjuic devant 52 000 spectateurs pour le match face au RC Toulon.

Crédit : J. Robert / FCG

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A l’origine, un évènement exceptionnel : la délocalisation s’est banalisée. L’idée de base, c’est de mettre un coup de projecteur sur des matches phare de la saison. Des rencontres qui attirent plus de spectateurs. En allant dans un stade avec une plus grande capacité, le club en profite pour augmenter les recettes au guichet et en même temps toucher un public plus large. Les premières délocalisations restent dans la même ville : le Stade Toulousain au Stadium de Toulouse, le Stade Français au stade de France… Avec le succès de cette formule, les clubs tentent des destinations plus lointaines : Bruxelles et Nantes pour le Racing Métro, Le Havre et Le Mans pour le Stade Français.

Des rencontres qui attirent plus de spectateurs

Même les promus s’y mettent, profitant de leur montée pour attirer les spectateurs au stade. L’Union Bègles Bordeaux squatte de temps à autre le stade des footballeurs des Girondins de Bordeaux, et Grenoble, qui se déplace au Stade des Alpes pour les grandes affiches, celle de la montée contre la Rochelle en Pro D2 l’an dernier, et cette année face aux « gros » du championnat  : le Racing Métro, Clermont, Toulouse et Toulon, samedi pour le dernier match à domicile de la saison.

Matthieu Brandely 

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